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L' Amiral de Coligny et les guerres de religion au XVIe siècle / par Charles Buet
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l’amiral de coligny

lité, — s’ils respectent la vérité historique, — serait,en tout cas, un crime plus logique, plus nécessaire,plus explicable, plus utile, — que les crimes inutilesdu 21 janvier et du 16 octobre 1793, dont Napoléon I era pu dire, avec plus de féroce sincérité que de justice,qu’étant collectifs, ils n'engagent personnel

Le peuple de Paris avait les huguenots en horreur,affirme Cobett dans ses Lettres sur la Réforme; il sesouvenait encore que Dieppe et le Havre avaient étélivrés aux Anglais par l’infâme trahison de Goligny etde ses adhérents, qui, en même temps qu’ils introdui-saient les anciens ennemis de la France sur le solsacré de la patrie, faisaient assassiner le vaillant ducde Guise, le vainqueur de Calais, au moment même oùil allait les en chasser. D’ailleurs, on eût eu de la peineà trouver dans cette grande ville un seul habitant quin’eût été plus ou moins victime des violences et desdéprédations de toute espèce commises par des bandesprotestantes. Soulevées par la prétendue tentatived’assassinat commise sur la personne de Goligny, etdont les partisans de celui-ci rejetaient l’odieux sur lejeune duc de Guise, seul homme qui pût avoir intérêt àvenger sur le chef des factieux les malheurs de laFrance, les passions dès lors ne connurent plus defrein. Le cri sinistre de trahison retentit de tous côtéset vole de bouche en bouche; aussitôt on court auxpartisans de Coligny, et tous ceux que l’on rencontretombent victimes de la fureur et de l’indignation popu-laires. Quelque terribles qu’aient été les conséquencesde cette échauffourée, ce serait un abus révoltant duraisonnement, que de l’attribuer à la religion catho-lique. Lejeune duc de Guise est, aux yeux de l’histoire,