l’amiral de coligny
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fanatiques s’évertuaient en Ode triomphale sur l’équi-table justice du Roy , en épigrammes, satires, Discours,pour prouver « comme de droict divin estoit licite à SaMajesté punir ses subjects pour la religion violée ».On célébrait le « Triomphe glorieux de l’Église chres-« tienne contre ses ennemis de juste jugement de Dieu«. contre ung nommé Gaspard de Colligny qui fust sei-« gneur de Chastillon et admirai de France, le tout« sur le pseaume 128. » On rapportait des « Dits ma-gnifiques et gaillards » (la passion pouvait-elle doncfournir un pareil titre?) « touchant les causes de lamort de l’admirai de Colligny et ses complices, pris ettiréz de la saincte escriture. »
Le prince de Garaman-Ghimay défend la cour desimputations odieuses lancées contre les catholiquespar des libelles protestants.
« Quelques historiens ajoutent, dit-il, que le roi ettoute la cour allèrent voir la dépouille sanglante del’amiral à cette infâme potence (à Montfaucon). G’estencore là une de ces abominations gratuites que l’ona ajoutée^, à plaisir, comme si la liste de celles qui sontauthentiques n’était pas assez longue déjà.
« Pendant la nuit, un domestique fidèle de l’amiralenleva furtivement les débris de son cadavre mutilé.Ces ossements, car ce n’étaient plus que quelques osse-ments, furent recueillis dans un petit cercueil deplomb. Mais par un étrange et fatal caprice de la des-tinée, pendant des siècles encore les restes de l’amiral,ne devaient pas trouver le repos sur cette terre! Lecercueil fut porté à Chantilly, de Chantilly à Ghâtillon.Là on le déposa dans une salle, puis dans une cachetteoù il fut oublié. La branche de l’amiral s'étant éteinte