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l’amiral de coligxy
son intention, et que nous avons sous telle assurance en lavertu et la bonté de vostre maiesté, au zèle que vous aveztansiours demonstré avoir à l’advancement de la gloire deDieu, et aux grâces que Dieu a mises en vous, dont nousavons assez de cognoissance et expérience, je n’ai voullufaillir de vous supplier très humblement, Madame, devouloir, maintenant que la nécessité et l’occasion s’y pré-sentent, nous vouloir donner le secours qui nous estnécessaire, selon que vous entendrez de M. de Brique-mault; lequel il plaira à vostre maiesté ouyr et le croirede ce qu’il vous dira, tant de ma part que de toute cestocompagnie, qui espérons que, par vostre bon moyen etavec l’ayde de Dieu, qui marchera devant nous pourcombatre pour sa querelle, l’yssue en sera si heureuse,que il sera servv par tout ce royaulme, et le roy obéy detous ses subgectz, avec ung repos et tranquillité publique.Or d’autant, Madame, que vous entendez assez la justicede nostre cause, et avez faict paroistre tousiours de quelleaffection vous avez favorisé ce qui touche l’honneur et leservice de Dieu, je ne m’estendray en plus long propos,craignant d’annuyer vostre maiesté par cette lettre, maisbien suplieray l’infinie bonté de Dieu vous vouloir con-server, Madame en très parfaicte santé et prospérité etbencir toutes vos actions.
Du camp h Auncau, ce XXII» do décembre 15G2 (1).
II
Madame,
J’ai ci-devant adverty vostre majesté de l’état auquelse retrouvent les affaires de deçà, et quelle a été l’issue de
(1) Record office, State papers, France, vol. XXIX. (Autographe,)