— 22 —
d’où on les retira en -1559. Lors des invasionsde 1600,1630,1600 et 1703, des articles parti-culiers de la capitulation réservaient le sort desarchives 1 * . En 1601, après le traité de Lyon,remise fut faite à la France de tous les titresconcernant les provinces de la Bresse et duBugey, échangées contre le marquisat de Sa-luées. On agit de même lors de la rectificationde frontières avec Genève en 1754, et avec lacour de Versailles en 1760. En 1720, lors delàsuppression de la Chambre des comptes de Sa-voie, ce qui restait à Chambéry de ces pré-cieux documents fut transporté à Turin 3 . Lesarchives du Conseil de justice résiden t de Cham-béry (de 1329 à 1536) furent aussi portées àTurin, partie en 1536, partie en 1720 ; ce qu’onen rencontre dans les archives actuelles duSénat ne .consiste guère qu’en quelques re-gistres oubliés, des procédures incomplètes,des copies de titres féodaux ou ecclésiasti-ques, dont la production devant le Parlementde Chambéry ou le Sénat, de Savoie fut néces-saire 3 . Les accidents, les vicissitudes de lapolitique et les exigences administratives nefurent pas les seules causes de la dispersion etde la perte des archives; la rage aveugle des
1 Les litres et papiers relatifs aux Etals d’au-delà les montsseront, après inventaire et triage, transportés à Turin, et ceurde Savoie retenus.
Rouleaux contenant les comptes particuliers des Châtelle-nies, ceux des trésoriers de Savoie ; registres des informationset arrêts de la Chambre souveraine, titres produits à l’appui desprocédures, etc. (Depuis 1295 jusqu’en 1720).
3 En 1802, le gouvernement impérial avait obtenu la resti-tution de documents fort intéressants pour l’histoire du moyen-âge ; le cabinet de Turin les fit réintégrer en 1824 dans lesarchives du royaume.