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mais c’est à Paris, Grenoble, Bourg, Genève,Lausanne et surtout à Turin qu’il faut aujour-d’hui aller chercher toutes ces richesses iné-dites que renfermaient les collections sa-voyenues et à travers lesquelles il est à la loissi intéressant et si malaisé de suivre les évo-lutions du génie national de la Savoie.
Les sociétés savantes de la Savoie, et enparticulier la Société savoisienne d’histoire etcl’archéologie de Chambéry, suivant l’exempledonné avec tant d’autorité, à Turin, par VAca-démie royale des sciences et arts, à Genèvepar la Société d’histoire et d’archéologie, àLausanne par la Société d’histoire de la Suisseromande, ont rendu de grands services par lapublication de documents inédits dont l’exis-tence était ignorée ou de pièces dont la lec-ture devenait difficile à d’autres qu’aux paléo-graphes de profession. Les matériaux sontdevenus si nombreux que l’essentiel n’est plusdans la découverte mais dans le choix.
Quant à l’emploi des documents originaux, ila varié avec les interprétations de la méthodehistorique et surtout avec l’esprit, du temps.C’est, ainsi cpie, jusqu’à nos jours, la préoc-cupation constante des ministres piémontaisayant été la reprise de Genève, qui n’a jamaiscessé de faire partie des Etats de Sa Majesté,disait-on encore à la veille de 1792 ', les his-
1 Archives du Sénat. — Nous regardons messieurs de Ge-nève comme sujets de S. A. R. (le sénateur Deville en 1674) ;il est de principe qu'on considère Genève comme faisant partiedes Etats (le ministre Mellarède, 4 septembre 1723) ; vossujets de Genève (le président Astesan, 9 juin 1749) ; les chefsde famille habitant les paroisses qui demeurent usurpées parvos sujets de Genève (le baron de Montailleur, 7 octobre 1754).