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Tome premier.
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Le triste mol de Gommes : Quia le succès al’honneur, semble être devenu la devise de cesfanfarons de matérialisme dont les doctrinesabsurdes font la satire de notre temps. Je necrois pas, pour si peu, la société en péril. Maisil faut saisir l’occasion, chacun dans la mesurede ses forces, de réveiller dans les consciencesle sentiment rélléehi de la puissance des de-voirs, de la fragilité des droits; de rallumerdans les âmes cette flamme du sacrifice sanslaquelle, disait un apôtre, lout honnne n’eslqu’un misérable, quel que soit son rang.

La pensée a ses limites, le droit a ses bornes ;depuis des siècles on les appelle la religion,Je devoir. Toute société <pii ne les respecte pasdescend à l’abîme. Si l’arsenal des lois est im-puissant à maîtriser une liberté dont J’beureest venue, si les nations tenues en tutelletombent inévitablement dans , T oisiveté qui lesconduit à la dépravation, puis au désordre,l’histoire, qui juge les rois comme les gueux,enseigne aussi qu’il n’y a de ressort chez unpeuple que par l’équilibre entre la vie privéeet la vie publique, et surtout par ce sentimentintime de la légalité qui devient comme laprobité du citoyen.

« Le peuple, a-t-on dit dans un noble langage, estle fond de la société humaine ; il se compose de tousceux qui travaillent pour vivre parce que le travail deleurs ancêtres ou le leur propre 11e les a pas encoreélevés à l’indépendance d’un patrimoine suffisant. Lepeuple est le sol vivant de la patrie. C’est de lui quepart tout ce qui monte, c’est en lui que rentre tout cequi descend'. »

' Le P. Dominique Laeordaire. Conférences de Toulouse.(Edit, de 1857, page 190.)