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Tome premier.
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les bassins actuels de l’Isère et du Rhône,entre Gonllans, Epierre, Cruet, Apremont,Clarafond , Belley , et au - dessous du lacd’Annecy (448 mètres), et de ceux des Bauges.

Parmi les hypothèses proposées pour expli-quer le refroidissement étrange appelé périodeglaciaire, une des plus simples est l’affaisse-ment du continent africain ; l’Europe n’étantplus réchauffée périodiquement par les chaudeseffluves des vents du sud, le sirocco des Ita-liens, le l'ohn des Suisses, il s’y produisit unfroid assez vif pour changer les lacs en blocsde glace ; les neiges accumulées d’une longuesérie d’hivers purent ensuite suffire pourrecouvrir ces rivages élevés et former cesglaciers gigantesques qui ont marqué leurstraces jusque dans les vallées les plus éloi-gnées h

Le glacier du Rhône. , le plus importantdes glaciers des Alpes, remplissait la largedépression du Valley, s’étendait dans la plainecomprise entre les Alpes et le Jura, depuis lefort de l’Ecluse jusqu’aux environs d’Aarau.Il a laissé des blocs erratiques, sur les lianesdu Jura, à la hauteur de 1,040 mètres. Aumont de Sion, il recevait le glacier de l’Arve ;par les dépressions qui séparent le Môle duEaueigny du massif des Bauges, et celui-cidu massif du Grand-Soin, il se rattachait auglacier de l’Isère, recouvrait, de l’est à l’ouest,le Dauphiné, la Bresse, et ne s’arrêtait qu’auxpremiers contre-forts du Vivarais.

1 D’après les récentes démonstrations de Ch. Martins, ilsuffirait d’un abaissement de température de quatre degréspour faire descendre le glacier de l’Arve jusqu'aux portes deGenève.