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vaient au bord cle l’Océan les pics et leshorizons de leurs Alpes, réussirent à se main-tenir dans les positions inexpugnables de laBiscaye et du Guipuscoa.
Les Celtes formèrent souche avec le plus depermanence 1 . Ce sont eux qui, mêlés auxKymris, leurs frères d’origine 2 , laissèrent laplus frappante empreinte de leurs allures vives,de leur esprit audacieux, dans les traditionsdes générations qui leur succédèrent.
« Tous les peuples appartenant à cette race, ditStrabon 3 , sont fous de guerre, irritables, prompts àtirer l’épée, du reste simples et point méchants. Fa-ciles à provoquer, aisés à persuader, ils joignent à leurfranchise, à leur fougue naturelle une grande légèreté,beaucoup de présomption et la passion de la parure.Cette frivolité de caractère rend les Gaulois insuppor-tables d’orgueil s’ils sont vainqueurs, aussi désespérésque timides s’ils sont battus. Il est juste d’ajouter qu’ilsvont à la mort en chantant. »
La conquête romaine assouplit ces fiertéssauvages, adoucit l’humeur querelleuse de cespeuplades toujours en armes et dirigea leuractivité remuante vers l’agriculture, l’étude deslettres et de l’éloquence. Les Gaulois étaientremarquables entre tous les peuples de l’an-
1 En Germanie, ils occupèrent la Bohême et la Bavière ; enItalie, la Ligurie et l’Ombrie ; en Espagne, la Galice et .lePortugal, où il semble qu’ils aient poursuivi les Ibères ; enBretagne, le pays des Gaëls purs.
2 On place la première invasion Kymrique vers le XIIPsiècle avant l’ère chrétienne. De 614 à 578, de nouvelles bandesde Kymris, conduites par un puissant roi nommé Œsus, en-vahirent une seconde fois les Gaules et déterminèrent les émi-grations de Sigovèse et de Bellovèse. En 132, Marius eut àrefouler la troisième de leurs invasions.
3 Géographie de la terre habitée , livre IV, chap. IV.