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Tome premier.
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tiquité par le mépris de la mort, la croyanceà l’immortalité de l’âme, à la perpétuité del’univers. Ils se séparaient des autres sociétésantiques par la part considérable qu’ils attri-buaient aux femmes dans la famille et dansl’Etat. Rome, qui imprimait partout la marquede sa grandeur, légua à ses vieux ennemisdes Alpes le sens pratique de ses lois et lerespect de l’autorité.

Les Germains envahissent à leur tour larégion des Alpes : Gotlis, Lombards, Burgon-des, Francks. Ils apportent avec eux la con-science des droits de l’individu, les utopiesallemandes, et l’instinct voyageur personnel,différent des élans tumultueux des foules gau-loises *. Puis, à ces vastes migrations de peu-ples en marche, succèdent les irruptions desHongrois, des Sarrasins; puis enfin les com-binaisons de mœurs, d’esprit, de tendancesqu’amène le contact des nations étrangères etdes habitants de la Savoie, soit aux Croisades,soit pendant les guerres d’Italie.

Si l’on étudie et que l’on pénètre l’ensembledu caractère savoyen , on y retrouve, à des de-grés différents, ses aptitudes diverses et commeune empreinte, tantôt énergique, tantôt effa-cée, du type de chacun des peuples qui ontvécu dans ces vallées \

' Augustin Thierry. — Lettres sur l'histoire de France, VI.— Guizot. De la civilisation en Europe.

2 Les femmes de la Tarentaise portent encore de nos joursla coiffure originale appelée frontière, qui rappelle le casqued’or et de dentelles des Frisonnes, et que Strabon a décritetrait pour trait (Géographie, livre 111, chap. IV) en parlant dela coiffure des femmes des Ibères. Elles se coiffent, dit-il, d’unpetit tambour, parfaitement appliqué en rond sur le chignon