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Tome premier.
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390-225 Aï,

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d’une importance. capitale pour l’intelligencede l’invasion romaine, de déplacer le centrepolitique et religieux de la Celtique. Du paysdes Bituriges il passe à celui des Allobroges ;plus tard, après leurs premières défaites, ceux-ci transmettront leur héritage- à leurs vieuxalliés, les Arvernes.

Il serait intéressant de suivre ces établisse-ments des Celtes 1 en Italie, où ils portèrentde rudes coups à la civilisation des Etrusques.Ils réussirent à les expulser des contrées si-tuées au nord des Apennins, et, l’an 390,s’attaquant à la civilisation romaine, ils prirentRome qui s’épuisa pendant quarante-cinqannées pour les vaincre. Ces irruptions réi-térées furent aussi fatales aux populationsitaliques que devait l’être plus tard pour l’Em-pire l’invasion des Barbares.

L’an 225, les Gaulois de la Cisalpine ap-pellent d’au-delà les Alpes, pour les entraînercontre Rome, leurs frères de la Celtique. Lespeuples qui habitaient entre le Rhône et lesAlpes et que Polybe appelle du nom génériquede Gésates, répondirent à cet appel et sou-tinrent, unis aux Cisalpins, cette rude guerrequi détermina l’association des villes latines.L’an 218, Annibal traverse les Gaules, passe

' Je rappelle ici que parmi les causes d’erreur les plusfréquentes, dès qu’il s’agit de ces âges incertains, c’est laconfusion que font les anciens des Ibères et des Galls, desGaulois et des Celtes. Pythéas donne l’Elbe pour limite septen-trionale à la Celtique ; dans les auteurs grecs, le mot Galliaest synonyme de celui de Celtique ; Cicéron appelle Gauloisles Cimbres que battit Marius ; Appien nomme Cimbres lesGaulois qui vinrent à Delphes (Galli quos Cimbres vocant) ;Lucain fait du meurtrier de Marius un Cimbre, Tite-Live ledit Gaulois ; Plutarque (in Sertorio) raconte que les Cimbres etles Gaulois ont le même langage, etc.