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caprices de la fortune mais Horace n’est,qu’un poète.
Les Allobroges, pas plus que les Germainset les Celtes, n’avaient de villes ; ils habitaientdes maisons de bois, couvertes de chaume,réunies en petites bourgades, à mi-côte, lelong des cours d’eau, sur la lisière des forêts hUs avaient l’habitude, à certaines époques, dese réunir dans quelqu’une de ces bourgades,soit pour y échanger leurs produits, soit poury délibérer sur J es affaires communes ; cescentres devinrent plus tard des villes quand lesRomains y eurent établis des camps retranchés(Castrastativa), des lieux d’étape, le chef-lieudes Civiiates • ou communautés ; plus tardencore les évêques choisirent ces cités pour yplacer le siège de leur apostolat. Les Allobrogesavaient aussi des Oppida, vastes enclos fortifiéspar la nature, au débouché des vallées, domi-nant le cours des lleuves, placés sur des crêtesinaccessibles et qui, en cas d’attaque, servaientd’asile à tout un peuple.
L’aspect des Alpes variait suivant qu’on vi-sitait les larges vallées des Voconces et desAllobroges, ou qu’on pénétrait dans les gorgesprofondes habitées par les montagnards.
« Dans la chaîne des Alpes, dit Strabon 1 * 3 , on trouvedes terres arables et certaines vallées bien cultivées ;mais vers les sommets, là où se sont concentrés lesbrigands, le froid, l’âpreté du sol, font de ce pays
1 Novisque rebus infidelis Allobrox. (Epodes, XVI).
5 Tacite. De moribus Germanorum. — Vitruve. De architec -turâ, II. — Strabon. De geographiâ, I, cap. I. — Caylus.Recueil d'antiquités. IV, 356.
3 De geographiâ. Livre IV, chap. VI, § 9.