123-113 kl
. 86 —
mande la vallée des Salasses. Les Liguresveulent s’opposer à l’asservissement des villesmassaliotes ; le consul Sextus les bat, l’an 123,et fonde au centre de leur territoire la villed ’Aquæ Sextiæ (Aix). Deux ans plus tard, leconsul Domitius Ænobarbus combat avec suc-cès les Allobroges près de Vindalium 1 2 , auconfluent du Sulgas et du Rhône. Les Allo-broges se confédèrent de nouveau avec lesArvernes, dont le roi Bituit était célèbre parson faste et sa bravoure. Le consul FabiusMaximus écrase les alliés au confluent del’Isère et du Rhône (Fan 121), et reçoit avecles honneurs du triomphe le surnom d’Allo-brogique.
La province romaine de Sextius était pri-mitivement enfermée entre le Var, le Rhôneet la Durance, moins les enclaves massaliotesde Marseille et Antibes. Les défaites réité-rées des Bituriges, des Arvernes et des Allo-broges firent avancer la frontière , à l’ouestjusqu’aux limites du territoire des Volcæ Tec-tosages % et au nord, dans la région des Alpes,jusqu’à l’Isère. Ce fut la Gaule narbonnaise.L’an 113, les Cimbres et les Teutons heurtenten Illyrie l’armée consulaire de Papirius Car-bon ; c’était l’émigration de deux peuples. Ils
1 Ce lieu est inconnu; d'Anville, et les autres après lui, ontattribué à la Sorgue le nom de Sulgas. La géographie de cespremiers temps historiques des Gaules est fort obscure ; parmiles localités dont l’altribution est restée douteuse, je citeraiAeria, dont cinq auteurs anciens indiquent l’importance sansen déterminer la position exacte, et qui paraît devoir êtredéfinitivement placée à Plan de Baix (Drôme).
2 Ausone. De Claris urbibus. Edition de 1730, page 221. —Va 1ère Maxime. IV, chap. VII. — VI, chap. IX. — Appien. Debellis gallicis.