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Tome premier.
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27-17 Aï.

tion nouvelle aux esprits et aux mœurs, etrépandent sur ces territoires repeuplés et ra-jeunis, les lois, les arts et le luxe de Rome.Les Romains avaient supprimé le sénat desAllobroges et attribué à chaque centre de po-pulation le droit de s’administrer; fidèles àleurs principes d’isoler pour mieux contrain-dre, ils proposèrent à leurs sujets des valléesde l’Isère et du Rhône l’exemple de l’Etat deGottius et admirent d’abord certaines villes,puis d’autres, à la plénitude de leur régimemunicipal, s’assimilant petit à petit ce peuplesi longtemps rebelle à tout frein. Les gens deMartigny, du haut Faucigny, de Beaufort, dela Tarentaise, obtinrent successivement lesprivilèges des habitants du Latium, le titre demunicipes, et jouirent du bénéfice de la loiPompeia. L’achèvement des voies militaires,le mélange des races, l'influence des institu-tions latines civilisèrent cette contrée, aumoins sur les lignes parcourues par les lé-gions et les marchands, ainsi que dans lesvilles de Genève, de Vienne, les stationsd’Aime, de Martigny, d’Annecy, de Rumilly,d’Albens, les thermes d’Aix.

Là, chacun lit mes vers, dit Martial enparlant de cette région des Alpes, le vieillard,Vadolescent, la jeune femme souriant à sonfarouche époux. Avec les harmonies virgilien-nes, le peuple des Allobroges adopta aussi ledroit romain que résumait alors la jurispru-dence prétorienne codifiée par l’édit perpé-tuel d’Adrien (131) avant les écrits de Gaius,Ulpien, Papinien, et les codes d’Ilermogène(328), de Théodose (428), de Justinien (529et 534), qui devinrent au sein des Gaules les