1060-1070
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nistrait ses possessions piémontaises, et Odonses fiefs de Savoie seulement, bien qu’à plu-sieurs fois il ait habité les châteaux d’Aveil-lane, de Suze, de Turin. En 1060 et 1070, Adé-lays rétablit sur son siège l’évêque d’Astichassé par la commune; vers 1064, la fonda-tion de l’abbaye de Pignerol 1 peupla cettevallée, jusque-là déserte et sauvage.
Maître des deux versants des Alpes, le comtede Maurienne est recherché par les famillesroyales. De ses deux tilles, l’aînée, Berthe,épouse l’empereur Henri IV, celui que Gré-goire VII poursuivit sans pitié, et la cadette,Adélaïde, se marie à Rodolphe de Souabe, roides Germains, qui mit l’Allemagne à feu et àsang pour disputer l’empire à son beau-frère.La date de la mort d’Odon est incertaine (vers1060). Son fils, Amé II, dit Adélao ou filsd’Adélays, figure dans les chartes concédéespar sa mère à l’abbaye de la Novalèse et àcelle de Saint-Laurent d’Oulx (1057), ainsi quedans l’acte de fondation de l’abbaye de Pigne-rol 2 . De ses deux autres fils, l’un, Pierre, est
lûmes féodales. L’étude du droit éclaire ainsi à chaque pasl'histoire et restitue aux événements leur caractère réeî. Com-bien de faits, rapportés sans commentaires par les chroniqueursou constatés dans les titres anciens, nous étonneraient moinssi les exigences parfois singulières de la législation du tempsnous étaient mieux connues. Le même motif politique avaitdéterminé les mariages de Marozia, veuve du marquis deToscane, et d’Hermengarde, veuve du marquis d'ivrée. (905à 932.) La grande comtesse, au contraire, put rester veuve.
1 Cibrario. Discorso storico. — T.a ville de Pignerol, fortifiéede bonne heure par les princes de Savoie, devint la clef duPiémont. Elle appartint à la France de 1536 à 1574, fut cédéede nouveau en 1632, restituée en 1696, conquise en 1797annexée en 1801, rendue en 1815.
- Le soin prudent qu’apportaient les moines à faire inter-