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1285
comte Philippe de mettre sans réserve enpratique ses théories de justice internationale.Provoqué par les intrigues de certains feuda-taires, associés à la résistance des légataires deBeatrix contre le duc de Bourgogne et contrelui-même, il fit dans le pays de Vaud, le paysde Gex et le Bugey une courte campagne pourforcer quelques châteaux et recevoir à merciune vingtaine de seigneurs. Il mourut au re-tour de cette expédition, à La Rochette, selonMallet 1 , le 15 ou le 10 août 1285, et non pas le16 octobre comme le dit l’anonyme de Haute-combe, ouïe 17 novembre, à Rossillon, comme1 écrit Guichenon 2 3 . Il déléguait à sa nièce, lareine Eléonore, et à son petit neveu, le roiEdouard d’Angleterre, le droit et le mandatspécial de distribuer son héritage comme ils lejugeraient utile, en se conformant aux inten-
légitime par la loi des fiels, n’était qiï un''èiltAêhà la mort de son grand-oncle; Amédée, aucontraire, flans toute la vigueur de lâge 4 ,associé depuis plusieurs années aux soins dugouvernement 5 , ayant lui-même un fils, dé-
1 Duc. inédits pour servir à la yênéal. de la Maison de Savoie.
i Cette année 1585 fut fatale aux souverains : Charles d’An-jou était mort le 7 janvier, le pape MartinV, le 29 mars;Philippe-le-Iiardi, roi de France , mourut le 5 octobre, PierreIII d’Aragon, le 11 novembre.
3 Archives de cour. — Testament du 10 août 1285.
• Né le 4 septembre 1249 au château du Bourget, il avaittrente-six ans.
s Acte d’hommage des habitants des \ al et Cité d Aoste,représentés par l’évêque et des députés, du 21 décembre1283, à Chillon. (Archives de cour.'