1286-1293
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les citoyens à s’organiser en bourgeoisie libreavec des syndics, une garde urbaine et uncapitaine. Un acte délibéré en public, le 3 jan-vier 1288, règle la procédure du vidomnat outribunal 1 de première instance : pas de loiécrite, la coutume; le débat oral, public, enlangue vulgaire ; pour juges, des citoyens ;point de clercs, ni de frais, ni de sursis. En.1289, le concile de Vienne ménage une transac-tion entre le comte Amédée et l’évêque; le19 septembre 1290, le traité d’Asti abandonnedéfinitivement au comte de Savoie l’office duvidomnat; l’évêque Guillaume rentre dans saville, mais, en 1292, annulant les libertés qu’ilprétend surprises, il révoque les privilèges dela bourgeoisie. Les tumultes, les assembléesdans l’église de Saint-Pierre, les appels aucomte de Savoie forcent enfin l’évêque à solli-citer l’arbitrage d’Amédée. Ce dernier avaitatteint le but que se proposait sa politique ;l’office de vidomne, devenu dans ses mains leprotectorat légal de la cité, forçait l’évêqueet les chanoines à recourir sans cesse à sesbons offices. C’étoit le loup dans la bergerie,dit une chronique du temps ; l’effet ne s’en fitpoint attendre. L’accord de 1293, négocié parAmédée, concilia pour un temps l’évêque Guil-laume de Conttans et les bourgeois, mais à desconditions que le comte n’était peut-être pas
' Le Vidomnat était un office de judirature inférieure dé-membré de la juridiction souveraine de l’évèque et inféodé,moyennant finance, è certaines familles nobles du pays, puisdevenu héréditaire dans l’une d'elles. Amédée, pour s’empa-rer de cette charge, prit occasion d’un conflit survenu entreles bourgeois et le seigneur Gautier de Confignon, derniervidomne épiscopal.