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fâché de stipuler aussi mauvaises, pour laisseren face de la citadelle épiscopale de l'ile un foyerde conspiration : — Les citoyens jurent qu’ilsn’ont pas de sceau commun et s’engagent à lebriser de leurs mains si les officiers de l'évêqueen saisissent un ; c’était le sacrifice le plus pé-nible à la fierté municipale. — L’office de capi-taine est aboli; les clefs de la ville sont remisesaux soldats de l’évêque; le guet ne sera faitque par un petit nombre d’hommes assujettisaux ordres du prélat et cantonnés dans cer-taines rues; suppression presque radicale del’organisation militaire des bourgeois. — Il serasursis pendant cinq ans au réglement par ar-bitre des réclamations de la ville; sûr moyend’amortir la querelle et de désunir les mécon-tents. — Neuf citoyens influents sont exclusde toute participation aux délibérations ou em-plois publics, et parmi eux le syndic Aimon deTavel, le marchand Tardy et le boucher Riche.— Les seules garanties concédées par l’évêquesont la défense de lever des taxes sans sonordre exprès, l’exemption d’impôt sur les mai-sons neuves du bord du lac, et l’autorisationde barrer certaines rues avec des chaînes 1 .
La solution provisoire des affaires de Genèvepermet au comte Amédée de lutter avec lacoalition féodale. Héritier de la plus grandepartie de la Bresse, il considérait comme desimples enclaves les seigneuries de la familledelphinale sur les deux rives du Léman ; il re-prend les projets du comte Philippe que sem-blait tolérer le traité de Payerne. Les arbitrages
1 Archives de Genève. — Port, des Pièces hist. 130(transaction du 17 juillet 1293.)