CHAPITRE Vil
LES ORIGINES MUNICIPALES. — LA LIBERTÉ DEVIVRE ET LA LIBERTÉ DE PENSER PENDANTLE MOYEN-AGE.
1215 a 1889
La plupart des historiens rapportent au règned’Edouard la constitution des premières com-munes ainsi que la convocation régulière desEtats-Généraux en Savoie. C’est, une doubleerreur. Dal Pozzo, Quizard et Menabrea l’ontdémontré pour les assemblées nationales 1 .Quant aux communes, elles existaient pour laplupart, et ce qu’on appela depuis leur consti-tution ne fut le plus souvent que la confirma-tion ou l’extension de franchises primitivesdont le maintien, disputé pendant les débutsde la féodalité, devint pour la dynastie de Sa-voie un puissant moyen d’influence. Dès 1148.
1 F. dal Pozzo. Essai sur les anciennes assemblées nationa-les de Savoie et de Piémont. — Léon Menabrea. Histoire mu-nicipale de Chambéry. Livre III. — Quizard. Coutumier dupays de Vaxid. Chap. IX. art. 4.