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Tome premier.
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1329

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niqueurs des vaillantises de nos barons desAlpes rapportent qu’on disait : Nobles de Sa-voie et Dauphiné sont l’écarlate des gentils-hommes. Edouard assiste à l’assemblée d’A-miens (4329); il profita de cette réunion desreprésentants les plus chevaleresques de lachrétienté pour soumettre à un arbitrage sesquerelles avec le Dauphin 1 et proposer denouveau la croisade qu’avait conseillée sonpère et que rêvait, Jean XXII. Il se disposaità suivre le roi de France à Avignon, pour yconférer avec le pape, quand la mort le surprità Gentilly 2 le 4 novembre 1329. Etrange coïn-cidence! Comme Amédée III et Amédée V,comme plus tard le Comte-Verd, le duc Louiset le roi Victor-Amédée II, le chevaleresqueEdouard disparaît à la veille de réaliser seschimères. Souvent entraînés vers les féeriesde l’Orient, les rois des Alpes ont toujours étébrutalement ramenés au pied de leurs mon-tagnes par la destinée. Sitôt qu’ils se confientà la mer de Chypre, à celle de Sicile, tout estperdu; l’éternel insuccès de leurs aventuresse continue à travers l’histoire, renouvelant lafable d’Antée, épuisé aussitôt qu’il cessait detoucher le sol natal.

1 Répliques du seig. Dauphin aux demandes du comte de Sa-voye, l’an 1329. (Preuves de Valbonnais, II. 235. XXXIX!

s II avait quarante-cinq ans. Paradin (ch. XLVII. 273) sup-pose qu’il mourut de chagrin de sa défaite deVarey.