1215-1389
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Chambéry, lui annoncer la mort d’Edouard etlui offrir son héritage, car ils estoient commeberbis sans pastour. 11 accepte ; échange lechapeau de cardinal que lui réservait le papeJean XXII contre les dispenses nécessaires àson nouvel état de vie ; puis épouse Yolande deMontferrât, stipulant qu’à défaut d’enfants mâ-les dans la ligne directe de ces princes, le mar-quisat passerait à la Maison de Savoie (1330).
Jeanne, fdle unique d’Edouard, était mariéeà Jean-le-Bon, duc de Bretagne ; elle réclameen son nom personnel le comté de Savoie,bien qu’elle lut exclue expressément de lasuccession d’Edouard par le testament de ceprince. Les Etats-Généraux, sous la prési-dence de l’archevêque de Tarentaise, celui-làmême qui avait pris l’initiative de l’appel autrône d’Aymon, délibèrent sur le mérite decette revendication et confirment au frère ledroit de succéder, à l’exclusion de la fille.
« La coustume de la comté de Savoye, — réponditBertrand de Bertrand à l’évêque de Nantes et au sei-gneur de Laval, ambassadeurs delà duchesse bretonne,— n’a pas usance de choir en quenouille tant qu’onpuisse trouver aucun hoir masle quel qu’il soit. Oresdonc il nous reste le seigneur Aymon de Savoye, Phi-lippe, prince de la Morée, et encore Loys, seigneur deVaud ; si ces trois s’en aboient sans enfants légitimesnous prendrions assurément Madame mieux que nulleautre. Ains luy direz-vous qu’elle nous pardonne si nousne faisons pas ce que vous demandez pour elle ; car dedroit nous ne le pouvons faire '. »
* Champier. Chroniques, folio 80. — Capré (Traité hist. dela Ch. des comptes. II e partie, chap. V. 182; dit aussi que laduchesse fut exclue de la succession tant par l'observation dela loi salique que par la délibération des peuples.