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Tome premier.
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1329-1389

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tiennes, et laissa Louis de Bavure (1329)et Jean de Bohême (1334) fatiguer à la foisGuelfes et Gibelins. En France, il iuter-vint dans la guerre de Flandre 1 ; Ayrnon ausiège de Quesnoy, le baron de Vaut! à Tournai,Galois de la Baume à Cambrai, firent mer-veilles et laissèrent des marques immortelles,dit Froissart, de leur prudhomie et de leurbravoure. Le comte de Savoie et la comtessede Hainaut furent les négociateurs de la paixde Malestroit en 1343. Aymon mourut quelquesmois plus tard à Montmélian-. Ce prince avaitle génie de l’organisation ; s’assimilant lesprincipes de droit civil et d’économie socialeconsacrés dans les Etablissements de Saint-Louis et les Royales ordonnances de Philippe-le-Bel, il sut accommoder ces rouages admi-nistratifs d’un grand royaume aux besoinsrestreints de ses tiefs des Alpes. Arnédée-le-Grand et Edouard-le-Libéral avaient brisé,par les armes et la diplomatie, la coalition desseigneurs ; Aymon-le-Justicier complétait leurœuvre au profit de sa dynastie. Aux princessoldats succèdent fatalement les princes légis-lateurs; sans quoi l’Etat s’écroule. Il est malaiséd’apprécier la portée réelle des mesures éco-nomiques du moyen-âge. La guerre s’y con-tinuait dans les lois, et les seigneurs se

1 11 avait avec lui 11 chevaliers bannerets, 41 bacheliers,345 écuyers. (AH. PARIS. Gages des gens d'armes pour laguerre des Flandres.)

- Le 24 juin 1343, il avait eu de son mariage avec Yolandede Montferrat quatre enfants dont deux seulement lui survé-curent : Amédéo VI, et Blanche de Savoie qui épousa GaiéasYisconti. Guichcnun remarque qu’il no manqua pas aux tradi-tions galantes de sa famille.