1394-1397
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1392, fut coupé en quartiers 1 ; Grandvilie,mis à la torture en Bourgogne, laissa enten-dre que Bonne de Bourbon n’était pas étran-gère au crime ; en 1395, Lupinis fut réhabilité ;en 1396, Grandson, déclaré innocent par lesprinces, revint en Savoie. L’un de ses enne-mis particuliers, Gérard d’Estavayer, se fitalors le champion de la vindicte publique etde sa propre vengeance ; soutenu par les com-munes de Vaud et une partie de la noblesse,il força le conseil de Savoie à lui accorderl’épreuve du duel judiciaire. Le combat eutlieu à Bourg, le 7 août 1397, en présence ducomte, de la cour, d’une foule immense etdes députés des villes ; Grandson fut tué.On a dit que bientôt son innocence fut recon-nue ; mais on n’ajoute pas que la procédurefut détruite sur l’ordre de Bonne de Bour-bon, atteinte elle-même par l’accusation 2 . Lesouvenir de ce drame, dont l’intrigue et l’issuerappellent le coup de Jarnac, resta profondé-ment gravé dans l’àme du jeune Àmédée qui,plus tard, supprima cet abus légal du hasard.
à l’ironie du joyeux curé deMeudon, rapportant avec scrupulela manière myrobolante de ferrer les cigales.
1 La ville de Moudon paya sept écus au messager Thomas-set qui en apporta un quartier, salé et fuelê dans une peau dechèvre, pour être exposé sur la place (Archives de Vaud).
2 Archives de cour : Chronique manuscrite de Perrinet duPin. — Arch. de la Ch. des Comptes : Délibérations des conseilsde ville de Chambéry, Bumilly, Bourg, Moudon, etc. — Lettresinédites du roi Charles VI.