CHAPITRE IX
AMÉDÉE VIII, COÛTE, DUC, ET PAPE. — EXPAN-SION DE DA NATIONALITÉ SAVOVENNE
1391 a 1440
La noblesse de Savoie ne manquait pas uneoccasion de férir un rude coup cl’estoc ou debriser ses lances. N’étant plus dirigée dans lesens de l’ambition de ses princes ou d’un inté-rêt particulier au pays, cette noblesse allait auhasard des aventures pour mieux gaigner re-nom, dit Froissart. C’est ainsi que sans aucuneidée politique, mais simplement pour occuperson inaction, le bâtard de Savoie 1 mena unecentaine de chevaliers à l’aide du roi de Hon-grie, lequel recommençait contre les Turcs,
1 Humbert, comte de Romont, fils naturel d’Amédée VII. Ilemmena 70 chevaliers et plusieurs écuyers. Amédée VIII,après la défaite, envoya un de ses officiers en Turquie pours’informer du sort de ces braves (Compte du trésorier géné-ral P. AndrevetJ, et écrivit à Bajazet pour lui offrir la rançondes survivants (Guichenon. Hist. généal). Humbert était deretour en Savoie en 1403, date de la cession que lui fit sonfrère des seigneuries de Cudrefin, Grandcour et Bellerive surles bords du Léman.