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action commune. Le traité d’alliance fut un traité departage; Grenoble, le Royannais, la vallée de l’Isère,devaient appartenir à la Savoie; Vienne, Valence, lavallée du Rhône jusqu’à Orange, à Louis de Châlons.Le gouverneur du Dauphiné essaya d’obtenir la neutra-lité des Savoyens; le chancelier Jean de Reaufort répon-dit au nom de son maître : qu’un des privilèges de lanoblesse de Savoye était de servir indifféremment ceuxqu’il lui plaisait, et que la voye la plus sûre pour l’avoirde son côté étoit de lui faire l’offre la plus avantageuse'.Le succès ne répondit pas au cynisme de cette attitude.Les troupes combinées de Savoie, de Bourgogne etd’Orange furent battues à Anton (mai 1430) dès le débutde la campagne, et ces illusions de conquêtes se dissi-pèrent. La querelle, amortie pendant près de quinzeans, reçut enfin une solution par le traité de Bayonne(3 avril 1445). Le duc Louis, sur le conseil du papeFélix, son père, renonça à toute prétention sur le Va-lentinois et le Diois, et fit abandon d’une créance detrois mille ducats pour se libérer de l’hommage qu’ildevait au roi de France comme seigneur du Faucignvet des fiefs transférés par le traité d’échange de 1354 a . »
En dehors de ces faits importants, le ducAmédée intervint dans un grand nombre dequestions d’un intérêt accessoire. Il fournit dessecours d’hommes ou d’argent aux chanoinesde Lausanne contre la commune, au comte deVaudernont contre le duc de Bar, au sire deRochebaron en Forez contre le comte d’Arma-gnac, au marquis de Montferrat contre Vis-
1 Guichenon. Hist. généal. Tome II. 43. Valbonnais. Hist.du Dauph. Tome I. 62.
2 Depuis lors, le Yalentinois resla français, et fut à quatrereprises différentes érigé en duché-pairie : en 1499, pourCésar Borgia ; en 1548, pour Diane de Poitiers; en 1642,pour Grimaldi de Monaco ; en 1715, pour Guyon de Ma-tignon.