1468-1470
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sions apparentes de Louis XI déconcertèrentla politique austro-bourguignonne qui, toute àses rancunes, crut que la France se fermait àjamais l’Italie, l’Espagne, la Savoie, tandis quele roi se résignait à des sacrifices provisoirespour fortifier ses frontières du Nord et del’Est, menacées par la triple alliance.
Tout à coup le duc Arnédée, saisi du malcaduc, remet le pouvoir à Yolande de France(1468). Les nobles au prolit de leurs ambitions,les frères du prince pour se disputer la ré-gence, le tiers-état au nom des libertés publi-ques, réclament à la fois un acte plus solennelqu’un billet ducal surpris par l’intrigue et que lecaprice peut révoquer. Le vote des Etats-Généraux (1470) écarte les princes suspects detrop aimer la Bourgogne, c’est-à-dire l’espiltféodal, consacre la régence d’Yolande assistéede trois conseils, Anthelme de Myolans, Louisde Bonivard, Antoine d’Orlyé, et conjure leroi de ne point intervenir si Vassemblée desélus ne l’en prie'. Cette mesure, adoptée del’avis unanime des magistrats et des syndics,malgré l’opposition de la noblesse, fut le signalde la guerre civile. Les comtes de Bresse, dePiomont et de Genève réclament un siège auconseil de régence ; des troupes de gentils-hommes, suivis de mécontents et de pillards,
la Bourgogne s’était renouée. Voir les manuscrit* de Baluze.475; —Je tome XV du recueil des Ordonn.; — le tome V del’Hist. de Dom Vaissette.
* AR. TURIN. Lettres patentes de Louis XI du II mars1469. — AR. AOSTE. Capi memoriali des Etats de 1470. —Guiehenon lui-même a dit : Ce fut de l’avis des peuples, detous les magistrats et des principaux de la noblesse , que larégence fut confiée à la sœur du roi de France.