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Tome premier.
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1495-1497

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Orsini, permet le meurtre de Galéas et l’aban-don de Pise, Philippe amortit le conflit floren-tin, flatte les Vénitiens, traverse Rome sanscombat, et permet au roi d’arriver à Naples :

« Avec des éperons de bois, comme les jeunes gensqui vont par la ville, une broche à la pantoufle, surleurs mules, branlant les jambes ; et ses fourriers n’eu-rent d’autre peine que d’aller devant marquer les logisavec la craye. »

Le royaume de Naples a toujours été aussivite perdu que conquis. L’Europe se coalise ;Charles VIII bat en retraite, écrase les alliésà la descente des Apennins, près de Fornoue(6 juillet 1495), et reprend la route des Alpes,tandis que Philippe échoue à la surprise deGênes.

Il était temps, en Savoie, que Blanche deMontferrat, forcée de donner pour ne pas lais-ser prendre, quittât la régence. Le petit ducCharles meurt d’accident, à Moncaliere, le 16avril 1496, et le pouvoir tombe enfin, par droithéréditaire, dans les mains du comte de Bressequi l’avait si passionnément poursuivi, per faset nef as, pendant les minorités précédentes.Au déclin de l’âge, cet incorrigible révolté semontra fin diplomate, administrateur habile.Il fit un édit contre les procès, dit Guichenon ;remit de l’ordre dans les finances, et devint àce point l’arbitre des diplomaties italiennes,racontent les ambassadeurs vénitiens, qu’ileut à Turin des agents de tous les cabinets ;il prit même le temps de persécuter les Vau-dois. Il mourut, trop tôt, dit le chroniqueurFavin, le 7 novembre 1497, cinq mois avantCharles VIII, laissant à son fils Philibert-le-