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1498
Beau, à peine âgé de dix-sept ans', uneœuvre inachevée. Encore un règne court , écritle marquis Costa, à propos du jeune prince,et qui ne peut laisser à la patrie que des re-grets sans compensations. Philibert, veuf desa cousine Yolande, se distrait de son deuilaux batailles courtoises de Max en Toscane ;au retour de cette guerre de parade, il épousela fille de l’empereur, Marguerite, si belle, sisavante, si adroite, dont les destinées étran-
Ï es s’accordèrent avec la devise mystérieuse :
1 or tu ne infortune fort une. Sauf une per-sécution assez dure contre les ministres desvallées vaudoises, et la peste du Chablais 2 , lerègne de Philibert ne renferme aucun fait sail-lant; l’intérêt est au dehors. Avec ce jeuneprince, amoureux de plaisir, et cette princesseque la fatalité semblait poursuivre, et qui serattachait passionnément aux joies du présent,la Savoie s’éprit de fêtes, de jeux, de tournoisdont les plus célèbres furent ceux de Genèveet de Carignan. Les penchants chevaleresques
1 Né à Pont-d’Ain, en Bresse, le 10 avril 1480, du premiermariage de Philippe avec Marguerite de Bourbon, morle en1483, il avait pour sœur Louise de Savoie. Philippe, marié ensecondes noces avec Claudine de Brosse, cette aimable et pé-tulante princesse qui prit pour devise : Encore eut vive la sou-ris ! en eut six enfants, parmi lesquels Charles 111, né en 1486ii Chase}' en Bugey, qui succédera à Philibert, Philippe deNemours et Philiberte de Médicis, Il laissa de plus trois filleset un fils, René, bâtard de Savoie, d'une dame piémonlaise fortbelle qui était son amie. Guichenon ajoute que tous les princesde Savoie ont eu de belles amies, suivant la complaisante ex-pression du temps, et que l'amour des femmes leur étoit uneardeur de famille.
s Plus violente à Genève que dans le reste de la Savoie etque suivit, comme d’habitude, la disette. En 1477, la coupe deblé valait à Genève 7 florins ; elle en valut 9 en 1502, grâceaux passages de troupes.
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