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Dès 1560, le traité de Lucerne renouait lesrelations commerciales entre les Etats de Sa-_voie et les Cantons des anciennes Ligues deshautes Allemagnes.
« Entre Savoyens et Suisses, liberté réciproque devoyage et de trafic, en payant les péages et droituresanciennes etaccousturnées; liberté d’échange des bleds,viandes et autres marchandises, tant pour le manger quepour le boire ; défense de retenir les voyageurs et mar-chands, sauf pour dettes confessées ou obligées parescrit et alors sera à un chacun fait justice telle et sem-blable que l’on a accoustumé de faire au lieu où l’actionet demande se fera. Promesse de ne point donner pas-sage à des troupes hostiles à l’un ou à l’autre parti ; deremettre tous différends à l’arbitrage des autres Cantonsen audience publique à Neufchâtel 1 . »
Le traité de commerce de 1560 devint lapierre angulaire de ceux qui suivirent. Le pré-sident du Sénat, Loys Milliet, le président dela Chambre des comptes, Loys Oddinet, l’am-bassadeur Gaspard de Lambert, les sénateursou maîtres des comptes Maillard, Bellegarde,Villette, tous savoyens, furent les plus actifsnégociateurs des traités avec les Suisses et destentatives désespérées que fit la cour de Turinpour recouvrer Genève par la diplomatie. LesArchives de cour renferment de volumineuxdocuments qui prouvent que la possession decette ville était le principal objectif de la poli-tique piérnontaise, loyale et prudente avecEmmanuel-Philibert, violente et perfide avecCharles-Emmanuel. On essaie d’obtenir deBerne la reconnaissance des droits du prince
' Il novembre 1560. — AR. TURIN. Traités avec les Suis-ses. (Mazxo V. Fascetto viii.)