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1578-1579
Lorenzo Torrentino; Bevilacqua, l’imprimeurofficiel à Turin, était l’un des plus connusd’Italie 1 . Trait de prudence rarement imité,le duc, au lieu de concentrer dans sa capitaletoutes ces fondations, tous ces établissementsd’instruction ou d’industrie, prit soin de lesrépartir dans les principales villes de ses Etats;il disait à ce propos : grosse tète et corps grêles’associent mal. L’édit de Nice du Tl janvier1560, sur le rapa.triement des capitaines et dessavants, me parait contenir, avec ceux deVerceil sur le recrutement , et de Rivoli surla servitude, les principes généraux auxquelsle duc Emmanuel-Philibert resta fidèle toutesa vie. En voici le préambule :
« LesEstats, principautés ou républiques se maintien-nent comme ils s’establissent, c’est à sçavoir avec deshommes suffisamment garnys d’armes et de lettres, enusant bien et diligemment de leur capacité, les unspour conseiller, les autres pour exécuter. "Voyant quenos Estats sont assez bien pourveus, grâce à Dieu, depersonnages qui en l’une et l’autre discipline sont bienentendus et versés, estant bien raisonnable qu’ils ser-vent plus tost leur prince naturel et leur patrie quepoint d’autre et qu’ils soient entretenus dans les officesordinaires selon que les occasions se présenteront, afinqu’ils soycut plus prompts à défendre, garder et main-tenir nos Estats et leur propre patrie, femmes, enlânset héritages, avec nostre ayde et sous nostre con-duite, quand il seroit besoin (que Dieu ne veüille),faisons à tous deffense de sortir de nos Estats pour ser-vir en profession de lettres ou d’armes autre princeque nous. »
1 Le 1 er janvier 1573, le due paya 3,000 livres tournois aucommissaire des guerres Girard, français, pour une belle li-brairie qu'il a donnée au prince notre fils. (AIL CH. C. Assi-gnations sur les pensions.)