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Tome deuxième.
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1598

bereldans son Histoire de l'Eglise de Genève 1manquent le flux et le reflux alternatif du cultecatholique et du culte réformé dans ces con-trées. En 1597, la région protestante du lacLéman est délimitée par la Dranse, une lignequi va de Bellevaux à Boëge, puis les Voirons,le Salève, le mont de Sion, le Wuache et leJura. Après 1598, il ne reste, sur la rive deSavoie, que les enclaves appartenant à Genève,propriétés épiscopales tombées dans le domai-ne public en 1535 et constituant le territoireprimitif de la ville ; Armoy, Braillant, (bailliagede Thonon), Jussy, Yandœuvre, (bailliage deGaillard), Troinex, Neydens, Valleyri, Chaîna(bailliage de Ternier); Chancv, Avully, etc.(mandement dePenev 2 ).

' Edition do 1802. — 3 vol. in-8°. L'administration reli-gieuse de Genève s’étendait aussi, dans le pays de Gex, sur lemandement de Poney, les enclaves de Moons et de Genthod ;dans le pays de Vaud sur la paroisse de Céligny. (2 e carte deGaberel. — 1598 à 1087. Tome II.)

2 Le territoire compacte de la République, groupé à la jonc-tion del’Arve, du Rhône et du lac, est menacé sur sa frontièresinueuse par les châteaux, les villages fortifiés et les citadellesde Collonge, Choulex, Gaillard, Saint-Julien, Ternier, Sainte-Catherine, Bernex. Les quatre paroisses restées catholiques surterritoire protestant, en 1536 (Juvigny, Monthoux, AnnemasSe.Etrambières), ont pour équivalent, en 1574 , après le traité deSaint-Julien, les enclaves calvinistes de Jussy, Yandœuvre etChancy ; les autres îlots ont disparu sous le flot de la propa-gande; le centre genevois lui-même s’est resserré et commereplié sur lui-même. C’est que, jusque-là, Genève n'avait cesséd’être menacée et convoitée; Richelieu, sentant que l’existencedes Etats protestants était devenue une des conditions de l’équi-libre européen, protégea Genève; mais Louis XIV, sur la finde son règne, imagina de convertir ce perpétuel asile desprotestants français. Au lieu d’y envoyer un Résident de la re-ligion réformée, comme ceux que la cour entretenait à Londres,à La Haye, à Strasbourg, on profita de l’occupation de la Sa-voie par les armées royales pour rétablir la messe dans l’hôtelde M. de Chauvigny,le 30 novembre 1679. La surprise de