1598-1600
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à l’heure de l'Angelus; chacun, sans exception,jeûneratrois fois la semaine, pendant quarante jours. Ordreaux vagabonds, fainéants et étrangers de vider lesEtats dans les trois jours, à peine de la liart pour lesvagabonds, du fouet pour les porte-balles et merciers.Ordre à tous ecclésiastiques qui lèvent des dîmes dedistribuer aux pauvres une part de ce revenu aussi fortequ’il sera juste ; après eux, pareille aumône sera faitepar les habitants aisés des lieux barrés à cause de lacontagion ; s’ils ne le font tle bonne grâce, ils y serontcontraints. Mettre des gardes aux portes et n’en laisserqu’une ouverte pour la visite de ceux qui entrent et.sortent ; défense de circuler sans un billet du magistral.Dans les villes, ordre de dresser par quartiers et parrues le rôle des habitants qu’on distribue par dizaine ;chaque matin, le dizenier fait descendre tous ceuxdont il a la charge; s’il y a un absent ou un malade, lamaison est barrée et les habitants sont conduits auxcabanes 1 des pestiférés. Quiconque refusera de sortirde sa maison pour aller aux cabanes sera tué aussitôtpour éviter un pjus grand dommage. Les cureursferont, dans les maisons infectées, les fumigationshabituelles, et brûleront les meubles. On ira deux foisle jour aux cabanes porter l’eau et le pain ; ceux quiessayeront de sortir de l’enclos seront arquehusés.Défense aux valides de s’assembler, soit aux tavernes ;soit à la fontaine ; d’aller la nuit par les rues souspeine de lahart pour les vilains, de trois tours d’estra-pade pour les autres ; etc. s>
Toutes les villes de la Savoie étaient barrées ;on ne voyageait plus qu’en troupes nombreuseset bien armées pour résister aux attaques despaysans qui couraient sus à l’étranger. L’arbi-
1 Du 8 juillet au 26 novembre 1587, 365 maisons infectéespar la contagion furent murées à Chambéry; i! y mourut1,133 personnes; 13 malades furent laissés en quarantainedans les cabanes du Yerney. — Certificat des syndics du b jan-vier 1588, d la demande du conseil d'Etat. (Manuscrit n° 2430.)
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