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1602
Charles do Rochette en 1590, restaient au seindu conseil et dans la mémoire du prince commeces projets qu’on ajourne pour en mieux ca-resser i’espoir. C’est à Genève que le duccomptait déchirer le traité de Lyon.
Ces idées n’étaient donc point nouvelles, etle cabinet de Madrid, rappelant les anciennespromesses de Rome et la protection intéresséedont la France couvrait Genève 1 * , ne négligearien pour surexciter la fiévreuse impatience duduc Charles. Les correspondances diplomati-ques et les Archives de Turin ne laissent piusde doutes sur les vrais motifs de l'attaqueet le parti qu’il fallait en tirer''. On reprit etl’on étudia tous les projets de surprise imagi-nés sous le règne de Charles III; les aventu-riers qui tâtaient le terrain depuis vingt anslièrent des amitiés dans la ville, et le cabinetde Turin fut assailli de propositions 3 4 . Cettevaste conspiration 11 e resta pas secrète. Dès lemois d’août 1598, au lendemain de la signa-ture de la paix 1 , M. de Bothéon, ambassadeurd’Henri IV, avait apporté aux syndics de Ge-nève une lettre de ce prince qui contenait cesmots significatifs :
1 « Ce qui importe à lu ville de Genève importait aussy à lacouronne de France, non pour affection qu’on portnst à resteville dont l'hérésie est contagieuse, mais parce que c’estoit leseul passage que la France eust pour faire venir les Suissess'il s’en présentait occasion, r {Lettres du cardinal d'Ossat. —'Au roi ; de Rome, le 18 janvier 1601. — livre mi, 551.)
s A Ü.TUtt! X. Affaires de Genève, (MassoXX I. prima parte.J
3 Loco citato. Mém. et llapp.des agents secrets.de 1598 à 1608.
4 Genève était comprise dans le traité de Vervins in globoparmi les alliés des Ligues suisses; mais le marquis deI.ullin , le cardinal Aldobrandini et l'ambassadeur d’Espagneavaient insisté pour que son nom n’y fût point écrit. (Arcli. decour, — Mémoire au Pape. Xf 11, parte xu e . Ma.izo v.