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Tome deuxième.
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1602-1603

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la politique austro-espagnole ; Henri IV, appre-nant de M. de Ghapeaurouge que les aventu-riers saisis dans la ville avaient été jugéscomme bandits, s’écria : C’est bien fait! si monfrère de Savoye l’avoit prise, il ne Vauroit pasgardée longtemps! Le lendemain de l’escalade,la population se pressa dans le temple de Saint-Pierre et y chanta le psaume GXXIV qu’onrépéta depuis à chaque anniversaire 1 . Jamaisles Genevois n’ont accusé les Savoyens de cettesurprise, et, à part les susceptibilités calculéesde certain parti, nul en Savoie n’a pris le dé-sastre de Brignolet pour une défaite nationale 5 .

Ce grand dessein manque fit pendant quelquetemps Ventretien de toute VEurope 3 . L’impres-sion fut partout la même; je n’en citerai d’au-tre preuve, de la part des diplomates, qu’unelettre du cardinal d’Ossat, alors ambassadeurde France à Rome, à M. de Villeroi :

« Du faict de Genève, dont vous veniez de recevoir lemémoire, je m’en esmerveillerois si c’estoient d’autresque M. de Savoye et les Espagnols qui eussent fait l’en-

1 Les fêtes commémoratives de l'Escalade furent célébrée?dans les rues ou renfermées dans le cercle des familles suivai tles temps. En 1754, après le traité des limites, en 1732 , pen-dant l’occupation des trois puissances, on supprima toute fêteextérieure; en 1785, par égard pour le roi de Sardaigne, oirenonça aux sermons du 12 décembre. Rétablies en 1793, sup-primées en 1805, les tètes publiques reparurent on 1830, or1817, on 1859, en 1867 et en 186» avec un nouvel éclat.

5 On rima plus de cent chansons sur l’Escalade ; la pins an-cienne est le fameux chant du : Ce qu'è laino le maître dè ba-taille (en 68 strophes) ; la plus mordante est celle ; Voz atr>Cenevaisans (de 1730 à 1740) où le Savoyen a le beau rôle. larime de ces chansons railleuses popularisa le mot nouveau <bSavoyard.

3 Vie de saint François de Sales, par Marsollier, Edit, dtDidot. I. 353,

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