CHAPITRE VU
GUERRES U U PIÉMONT. — RÔLE DE SAINT FRAN-ÇOIS DE SALES ET DU PRÉSIDENT FAVRE ENSAVOIE.
1610 a 1624
« Ah ! Monsieur mon amy, il est vray,l’Europe nepouvoü souffrir aucune mort pluslamentable que celle du grand Henry 1 ! » Cecri du saint évêque de Genève fut celui de tousles hommes sensés et de tous les politiquesde bonne foi. Le comte de Fuentès avait rai-son 2 ; l’Espagne était sauvée. En juin 1610, lareine mère et Concini désertent les alliancesdu feu roi, et affichent les négociations nouéespar don Pèdre, en 1608, pour rattacher le Lou-vre à l’Escurial par les liens d’un double maria-ge. Charles-Emmanuel ne chercha plus d’issueque dans un dédale de duplicités. Il rompt avecl’ambassadeur don Juan de Vivès, se rapproche
’ Lettre écrite (l’Annecy, le 27 mai 1610.
s Gassendi /Vie de Peiresc. Edition de Lyon , 1658) avoue laconfiance publique du comte de Fuentès dans la mort prochained’Henri IV.