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1612-1624
fie Savoie : Les affaires cl’Estât ne sont pas demon goust ; je n en parle qu’à contre-cœur et jen'y pense qu’involontairement Aussi je ne lecrois pas l’auteur des requêtes, si minutieuse-ment détaillées, présentées à Turin pour sévircontre les Calvinistes du Chablais ; j’y retrouveles précautions (le style et de procédure du pré-sident Favre, cet ami d'expérience que le prin-ce impose à l’apôtre, et qui cherche le défautde la cuirasse, chez ses adversaires, parmi lesplus mauvais cotés du cœur humain. — C’estgrand cas combien la commodité de la vie a depouvoir sur les hommes , écrivait François auduc, le 7 avril 1505; et il ajoutait avec unenuance de tristesse : H ne faut pas penser d’ap-porter aucun remède à cela. Le mémoire de1501, les lettres administratives de 1508,1600,1601 J ne sont plus dans ce ton ; le Saint, à cettedate et pour ces occasions, écrivait sous la dic-tée de l'homme d’affaires. Malgré l’àpreté dusujet, le charme du style y trahit son âme,comme dans le Mémoire contre Genève ; aprèsles attaques les plus vives, les termes les plusacerbes, il s’écrie, par un retour de charité :Mais ce n’est n’y de mon gibier ny de monhumeur.
Charles-Emmanuel abusa pourtant de sondésintéressement et de sa grande réputation;il ne cessa d’envoyer en ambassade ce prélatdont la loyauté proverbiale couvrait, sans qu’ils’en doutât, les manœuvres d’agent secrets. A
1 Lettres, tome J ,!r n 08 49 et 185. •— 17e de saint Françoispar le curé de Saini-Sulpice. I. 405.
* Lettres inédites publiées par M. Dalla. Tome 1. pages 128,170 et 247.