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1625-1686
Le sénateur Druyset courait de Neufchâtel àSoleure et de Lucerne à Fribourg, pour obtenirdes Cantons catholiques que les passages duJura et du Jorat fussent fermés aux troupes es-pagnoles 1 ; en Italie , les colères de Charles-Emmanuel, les confiscations et les supplices parlesquels il terrifiait le Piémont % le rappel deLesdiguières, la réduction de l’armée française,l’amitié dont Louis XIII donnait à Victor-Amé-dée des preuves sensibles, n’apportaient aucunespoir de paix. On apprit soudain la signaturedu traité de Mouçon (5 mars 1626) qui, grosd’équivoques 3 , sacrifiait Venise et Charles-Em-manuel sans servir Richelieu. Le vieux duc sejeta sur Gênes, comme un lion irrité qui veutau moins une victime ; le complot de Vacheroavorte, l’escalade desPiémontais échoue 4 ; lesGénois tentent d’enlever Nice et Montalban parun coup de main ; le duc, à l’aide des galèresroyales de M. de Guise, attaque sans succès l’îlede Corse; l’abbé Scaglia, chassé de Paris par
Guillet reçoit l’ordre de se conformer à tout ce que lui manderale maréchal de Bassompierre, ainbass. de France à Berne.
* SENAT. Armoire VI. Papiers en liasse (Lettres et dépêchesde 1624 à 1630).
- AU. TURIN. Relasione delle rappresaglie dcl marchesalodi Spigno, stampata in. forino nel 1626.
3 Les Grisons restaient souverains dans la Valteline, sauf lecas où les Valtelins se diraient lésés dans leur religion ; lepassage était interdit, sauf le cas d'une guerre des Turcs surle Danube. On a dit que Richelieu avait poussé Fargis à cetteentente imprévue avec Olivarès (De Flassan. Hist. de la Bi-plom. française), sauf à le démentir; mais les documents pu-bliés récemment (Avenel. Corresp. de Richelieu. II. 90), prou-vent que le cardinal-ministre fut le premier trahi.
4 César Vachero, fils d’un gentilhomme de Sospello, était lechef du parti populaire ; Dreyss (Chron, univ. 556) en fait àtort un marchand. Gênes fut sauvée par Doria elles nobles(1627),
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