1536-1631
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monter, avec la guerre, à 1,258,747 en 1609,1,598,674 en 1611,2,311,743 en 1617,2,833,532en 1628, 5,573,561 pour 1629 et 1630 Si l’ons’en tenait aux règlements de finances, on au-rait une idée fausse de la véritable conditiondes contribuables; lisez la loi du pays, parexemple le recueil des coutumes du val d’Aoste(livre VI, titre v, art. 3 à 16) :
« Les tailles générales se résolvent et arrestent auConseil général du pays et se départent et assient parmandements, paroisses et communautés selon le nom-bre des focaiges, le fort portant le fuible. — En imposi-tions on aura aussi égard à la qualité et industrie despersonnes et à la charge des femmes et des enfants. —L’exaction sera faite par les syndics des lieux ou autreschoisis par la communauté. — Ils les verseront aux tré-soriers du pays. — Les collectes, taxes et compositionsarrestées par les deux tiers des personnes y appeléesd’une paroisse sont exécutoires contre tous. »
D’après les édits de 1576 et, 1584, sont seuls
' L'él.ude des Archives de la Chambre des comptes m'a per-mis (l'établir la liste des trésoriers généraux pour la périodela plus embarrassée, de 1521 à 1632. Antoine Bave,trésorier deSavoie de 1524 à 1536, a pour successeur Nicolas Carraz, (1537à 1541) et Joachim Carra (1542 à 1559). F. de Lallée, seigneurde la Tornettc, trésorier général du 31 août 1559 au 23 mars1566, avait pour adjoint F. Jourdain,qui le remplaça (1566 à1570) ; puis on trouve : Jean Genevois (1570 à 1577), LouisBruno (1578 à 1583), Emmanuel Dyan (1584 à 1613), qui con-serva pendant près de trente années le maniement des finan-ces ; Nicolas Arnaldo (1614 à 1616), Sylvestre Monteoliveto(1616), Bernardino Novarina ,'1617 à 1620), Horatio liuonfjglio(1620, Constance Frezia (1621), Alexandre Rolliaz (1622 à 1627),Louis Roiliaz (1628 à 1632). Chacun de ces ministres eut destrésoriers adjoints ou provinciaux dont le nom n’est, pas tou-jours accompagné de détails suffisants pour permettre dereconstituer, in integrum, le personnel financier du duché deSavoie. Ces sources inexplorées de l’histoire nationale tente-ront, espérons-le, la patience et le talent de quelques jeunesérudits Savoyens.