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1536-1631
exempts de la taille les ecclésiastiques pourle patrimoine de l’Eglise, les nobles, les ano-blis qui le sont depuis cinquante ans, les offi-ciers qualifiés du titre de conseillers du prince.Cet ordre n’est qu’apparent '. Dans la pratique,l’arbitraire et les exceptions troublaient toutesles prévisions des trésoriers et, d’une saison àl’autre, pouvaient rendre écrasante la taxe lé-gère qu’avait jusque-là payée une famille. Ensus de l’impôt annuel, des taxes extraordinai-res, des donatifs, des décimes, des réquisitions,des étapes, des logements de troupes, desfournitures ou ustenciles , il y avait encore lesdépenses accidentelles mises à la charge desvilles et des communautés, à la réception d’unprince 2 , au passage d’un ambassadeur % pourun mariage, pour une fête; sans compter lapart exorbitante de l’imprévu.
Les splendeurs de la cour ne souffrirent pour-tant jamais de la pénurie du trésor. Les follesdépenses que Charles-Emmanuel avait faites àla cour d’Espagne en 1585, à la cour de Franceen 1600, se renouvelèrent pendant son règne,
1 L’édit du m février 1C94 ordonne la révision du répar-tement de la taille par le motif que le premier édit avait étémal compris : toute la charge ayant esté distribuée sur lespivres et. les faibles, les riches n'ayant point ou très peu estécotisés, tant par le moyen de leur autorité et crédit que parleurs intrigues ; et prescrit, une fois de plus, l'inscription auïrôles de tous ceux qui ne sont pas de qualité noble. SENAT.Registre XXVII. folio 196. — Voir ci-dessus, page 92.
1 En 1773 , la comtesse d’Artois passe une demi-heure àMont.mélian ; la ville dépensa 367 livres 15 sols (Registre desdélibérations du conseil de ville, folio 179).
1 En décembre 1593, le cardinal de Joyeuse s’arrête deuxjours à Chambéry ; la ville dépense 2,209 florins pour sa nour-riture et celle de scs gens. (Compte de François Ballin, châte-lain de Chambéry.)