1536-1631
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raient dix volumes de dissertations. En 1506,les liens de l’autorité paternelle étaient singu-lièrement relâchés; il se fit quantité de maria-ges illicites et clandestins; les fils de famille selaissaient séduire par des filles de basse condi-tion ou des coureuses d’Italie; des inconnus oudes manants ont surpris le consentement defilles riches '; il fallut donner l’ordre aux cu-rés, à peine de saisie de leur temporel et depoursuites au criminel, de ne plus marier per-sonne hors la présence des parents ou tuteurs.
La propriété territoriale n’était pas mieuxrespectée que les droits de la famille. Le 22mai 1508, un samedi, l’avocat général Perratonedépose sur le bureau du Sénat un fagot déjeu-nes rameaux de vignes chargés de raisins. Ilraconte que les serviteurs d’un gentilhommesont entrés, le matin même, dans une vigneaux Gharmettes, contre le gré du propriétaire,ont coupé la haie, chassé aux lièvres et levrauxavec des lévriers et chiens, de sorte que les cepsont été foulés, les provins cassés. Il cite Cicé-ron : De officiis, et réclame bonne et promptejustice dans l’intérêt du droit de propriété, quiest, d’après lui, la première des libertés socia-les. La cour, faisant droit à ses réquisitions,prononce qu’en tel cas les maîtres payerontl’amende de mille livres, et que les serviteursseront fouettés et envoyés à la rame. Les sol-dats se gênaient moins encore que les serviteursdes gentilshommes ; ils avaient pris l’habitudede quitter leurs enseignes, d’aller piller, incen-dier, violenter, mettre les villages et bourga-
' Requête des syndics de Bourg. Les tuteurs qui marientleurs pupilles avant qu'elles soient en âge séant sont punisd’amendes arbitraires.