1707-1708
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il repasse le Var après cinquante jours de dé-ceptions (août 1707) 1 ; dans les premières se-maines de 1708, les coalisés forcent sur troispoints la ligne des Alpes; Yillars les rejette endésordre au-delà du mont Genèvre, du Mont-Genis et du Saint-Bernard. Kn 1700, Benvickimagine cette ligne de camps retranchés et decolonnes mobiles qui, par la disposition destroupes et la prestesse des mouvements, luipermet de réunir, en trois jours, le tiers de sesforces sur n’importe quel point attaqué. Tour-noux au pied du Viso, Briançon à l’issue descols du mont Genèvre, Barraux au débouchéde la Maurienne et de la Tarentaise, sont lespivots sur lesquels s’exécute la concentrationrapide des 18,000 hommes dont il dispose pourtenir tête à des généraux ardents, à des troupesnombreuses, dont la coalition renouvelle inces-samment les ressources et qui occupent unfront d’attaque de deux cents lieues.
Victor-Amédée refuse de commander l’arméed’invasion ; deux allemands entrent en Savoie ;le comte de Thânn par le Mont-Cenis, le comtede Schüllembourg par le Saint-Bernard. Ber-wick espère attirer l'ennemi jusque sous les re-doutes de Barraux et lui livrer bataille, ou, parune diversion hardie, ramenant son centre sursa gauche et sa droite sur Briançon, le prendreen flanc et en queue, franchir les Alpes à sontour et enlever Turin. Le comte de Thânn de-vine ce plan, il installe trois mille hommes àSuze, jette des garnisons en Maurienne jusqu’à
' Voir dans les Mémoires du duc de Saint-Simon (Tome II.Chap, XLI) ce que fut l’attitude des Provençaux, disant touthaut qu’il ne leur importait à qui ils fussent, M. de Savoye.quoi qu'il fit > ne pouvant les tourmenter plus qu'ils Vétaient.