1711 - 171 ?,
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dans sa main que des soldats étrangers, fut sinavré de cette poignante déception que ses par-tisans ne purent que le plaindre. L’année 1712lui apporta de nouveaux chagrins ; la mort fou-droyante de la duchesse de Bourgogne (18 fé-vrier), cette aimable et ravissante enfant dontle duc de Saint-Simon a laissé le délicieux por-trait; la victoire de Denain (24 juillet); l’insis-tance de Louis XIV à repousser les demandesprésentées en sa faveur, depuis 1709, par lesministres anglais 1 * * * 5 .
En Savoie, les troupes de l’armée françaised’occupation se concentraient autour de Mont-mélian; cette malheureuse ville était vouée pui-sa citadelle, plus que toutes les autres cités deSavoie, aux maux qu’apporte la guerre. Il sem-blait que la démolition du fort eût dû en écarterles armées ; cependant on y maintint le quar-tier-général ; Piémontais, Espagnols, Françaisse sentaient attirés sur ce rocher peuplé desouvenirs ; il leur semblait que le fait seul d’vposer le pied enchaînât la province. Ruinéespar l’incendie de 4690, les maisons n’étaient,pas encore reconstruites en 1709 : Montmélianest devenu le moindre village du pays de Savoie,disaient les syndics, la plupart des habitantsont abandonné la ville; il n’y reste pas sixfaonilles en état d’acheter du blé, les autressont réduites à la mendicité' 1 .La plupart avaient
1 Lors des conférences du marquis de Torey et du Grand-
Pensionnaire Heinsius à La Haye (dépêche du roi au président
Rouillé, 29 avril 1709); puis à Gertruydemborg (1710), et lors
des articles rédigés par Saint-John en 1711 et 1712. (Marquisde Torcy. Mémoires diplom. III, pages 372 à 436.)
5 De 1091 à 1709, l’hôpital distribua aux pauvres 4 quartes deblé par semaine (la quarte de Montmélian valait 13 litres 69).