1630-1713
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dance, le gouvernement s’était préoccupé desvoies de communication, et des mesures furentprises, à plusieurs époques, pour ramener surles routes commerciales de la Savoie le transitconsidérable dont elles avaient autrefois le mo-nopole, et qui s’en était détourné par le doublecourant de la vallée du Rhône et duTyrol. Pen-dant les troubles de la guerre civile, on avaitdû laisser prendre aux voituriers de Lyon lesroutes de Provence, plus longues mais plus sû-res. Le service des postes et des relais de Tu-rin à Chambéry, Grenoble, Lyon et Genève,fut réorganisé dans tous ses détails dès 1652. 1Les avenues de Chambéry furent améliorées;on restaura le pont d’Arve, route de Genève,le passage de pont d’Àrlod sur le Rhône, routede Bourgogne, les ponts sur le Guiers, routede Lyon; les mariniers de Seyssel, de Chanaz,de Lucey, d’Yenne sur le Rhône, de Pontcharrasur l’Isère, purent acheter et vendre des bar-ques neuves sans taxes de péage; les quais dedébarquement sur pilotis des petits ports dulac du Bourget, Grésine, Conjux, redevinrentaussi fréquentés que lorsque le lac était unvaste carrefour où se reliaient les voies anti-ques. L’édit de Moncaliere (20 décembre 1655)rétablit l’obligation du passage par le vieuxchemin du bailliage de Novalaise et du Mont-Cenis, du pont de Beauvoisin à Suze. Les mar-chandises de Hollande, de Flandre, d’Allema-gne, à destination de l’Italie, et celles d’Italiepour le nord suivent la route d’Aiguebelle à
' Raccolta. XXIII. 661. — Des conventions postales défi-nitives furent conclues pour le transport et l'écliange des cor-respondances affranchies , avec la France en 1690, avec laSuisse en 1703.