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1630-1713
Faverges et de Faverges à Genève par le lacd’Annecy, la Roche, la vallée de l’Arve :
« Ordre aux paroisses de rétablir les chemins depuisles ponts du Guiers et le pont d’Arve, dans les deux di-rections, jusqu’à la grande croix du Mont-Genis; ordred’établir dans les lieux d’étape des hôtelleries pour lesmarchands et muletiers, où l’on ne fasse rien payer au-delà du tarif arrêté par le Sénat ; ordre aux officiers lo-caux de fournir à tout marchand qui le requerra une es-corte de cinq à vingt hommes moyennant la solde d’unflorin par homme et par jour. S’il y a attaque, surpriseou vol sur une troupe de voyageurs ou un convoi de voi-turiers, le tocsin sonnera de commune en commune,les habitants prendront les armes et courront sus auxbandits jusqu’à ce qu’on les ait pris ou investis dans^quelque maison forte ; s’ils s’évadent, les paroisses sontresponsables du vol. »
En 1658, les cabinets de Turin et de Ver-sailles avaient concerté un système commun desurveillance sur le commerce de transit, afind’augmenter les revenus des taxes diminuéspar la contrebande 1 . Le contrôle s’exerçait àLyon par des commis de la douane de Suze, àChambéry et à Suze par les agents des fermiersde la douane de Lyon 2 . Cet accord était restésecret; l’éveil fut donné par la circulation d’ac-
* Le commerce d’exportation était considérable en France,même avant Colbert. Jean de Wilt /'Mémoires financiers. VI.182) calcule qu’en 1658 les objets de fabrique française expor-tés pour l’Angleterre et la Hollande s’élevaient à*80 millionsde livres. De 1658 à 1659, il passa à Suze 704 ballots de soierieslyonnaises, pour une valeur moyenne de deux mille écus cha-cun. (AR. CH. C. Fermiers de la dace de Suze.j
* En septembre 1664, Colbert publia le tarif des douanes. Ill'appuyait de considérations tirées de cette lettre aux commisde Mortagne où il disait : Soyez plutôt un peu dupes avec lesmarchands que de gêner le commerce.