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Tome deuxième.
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1830-1713

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quits datés de Chambéry et timbrés des armesroyales de France. Le conseil de ville s’émeut;les syndics présentent au Sénat une requêtepour expulser ces étrangers qui troublent laliberté du commerce. Le 21 mars 1659, la ré-gente enjoint au Sénat de supprimer la requêteséditieuse des syndics et de laisser à la Chambredes comptes le soin de s’occuper seule desquestions domaniales. Le 23, longue et fermeremontrance du Sénat insistant sur ce qu’ils’agit de l’intérêt public, de l’empiétement d’unprince étranger sur les droits de souverainetédu duc, de perceptions abusives qui écartentles marchands de Provence et de Languedoc,habitués à traverser la Savoie pour se rendre àGenève, Bâle, Zurich, et déclarant qu’il est sin-gulier que ces édits de douane n’aient pas étésoumis à la vérification du Sénat , selonl’usage;que s’ils ont été tenus secrets c’est au préjudicede la justice et de l’intérêt du peuple. Courrierpar courrier (le 27) la régente clôt l’incident parun billet, avec le contre-seing du marquis deSaint-Thomas; elle blâme le Sénat de critiquerun règlement concerté pour le bien de Cham-béry, destiné à devenir l’entrepôt du transitentre la France, VAllemagne, l’Italie, et l’in-vite à ne plus appuyer désormais les plaintesirréfléchies de bourgeois disputant de ce qu’ilsne connaissent pas 1 .

Le service des postes avait été réorganisépour les dépêches et les exprès officiels, parl’édit de 1644. En 1661, le marquis de Villeroy,

1 Archives du Sénat. Registre secret. IV. Folios 145 à 160.C’était le troisième essai de lignes de douanes entre la Franceet la Savoie ; la traite foraine avait été abolie en 1562, la vieilleet nouvelle traverse en 1625.