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Tome deuxième.
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non, d’Annecy, de Rumilly, eurent bientôtépuisé les ressources qu’on y consacrait; ledépôt de mendicité de Chambéry devint unfoyer de crimes ; la mortalité était de un surquatre dans ces maisons d’asile forcé, et ladémoralisation de ces assujettis gagnait les sur-veillants et les maîtres.

On résolut d’utiliser les hôpitaux où la règledes ordres religieux servait de garantie. L’hos-pice de Saint-François de Chambéry datait de1370, l’Hôtel-Dieu fut fondé en 1647 par lebourgeois Théodore Boccon, l’hospice de Cha-rité en 1656 par la duchesse régente; les pau-vres valides y furent recueillis, et l’on recom-mença l’essai des ateliers de Thonon; en 1666,il était interdit, sous peine de confiscation,d’exporter de Savoie des soies moulinées ailleursqu’au dit hostel de Charité 1 ; et, pour favoriserle travail des pauvres, l’hospice était autorisé àimporter chaque année de Piémont, libres dedroits et de taxes, vingt-quatre balles de soieécrue, à la condition de les travailler dans sonenclos. En 1675, l’hôpital des pauvres maladesfut établi avec une forte dotation et placé sous ladirection des Jésuites. Jusque-là, le Sénat avaiteu seul le contrôle des établissements charita-bles ; il en partagera dorénavant la surveillanceavec la Compagnie de Jésus et les syndics 2 .

* Patentes du 22 juillet. Quelques semaines plus tard, Cha-vany et Vulliermet, bourgeois de I.yon, obtiennent, en consi-dération de procédés secrets qui font produire à meilleurmarché, le privilège pour vingt ans d’établir à Chambéry unefabrique de bas de soie. On leur impose l’obligation de fairemarché avec l’hospice pour la fourniture et le moulinagedes soies.

2 Par compensation, les administrateurs, au lieu d'être ex-clusivement ecclésiastiques et perpétuels, furent renouvelés