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Tome deuxième.
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1559-1713

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les aider 1 . Le soupçon suffisait aussi à motiverune condamnation 2 ; Deville admet toutefoisqu’il n’est pas juste de livrer à une sévérité in-discrète l’accusé par cela seul que le titre deson accusation est abominable. Parmi les nom-breux procès dont il est resté trace 3 , je ne ci-terai que les plus saillants. En 1545, on fait leprocès au magicien Pierre Rocher, mis en pri-son par l’inquisition et que le Sénat réclama.En 1585, trois arrêts condamnent au feu dessorciers laïcs 4 ; en 1603, la sorcière AndréeViane de Saint-Gervais en Faueigny, et unejeune veuve de la châtellenie de Beaufort,Jeanne Rey, furent brûlées vives ; en 1652, àGenève, le consistoire fait brûler la sorcièreMjchée Chauderon; en 1674, un homme deChevelu fut condamné, avec un bœuf son com-père , et jeté au feu, le dossier des enquêtesattaché sur la poitrine. Deville et Bavoz citentle cas du vieux Perruqua, lequel tant seulementen jetant le regard sur les enfants encore jeunesles rendoit monstrueux dans l’espace d’uneheure ;le cas de l’aveugle Claude, qui s’en alloiten deux heures du Verney de Chambéry augrand couvent des Cordeliers de Paris prendre

' Codex Fabrianus. Def. 111. De malc/iciis.

s Etsi enim varias populi voces parum curare bonus judtxdebet,publicm tamen interest purgari provinciam iis personisCodex. 1071). Antonia, femme de Gaspard Gaymard en 1592,Péronnette Perrin en 1613 , furent condamnées au bannisse-ment pour avoir été vues parlant à la lune !

3 Carutti. Storia di Viltorio Arnedeo. Tome f. 396. — Cibra-rio. Origini e progressa. Tome II, page 415.

* Le juge laïc a toujours connu de la sorcellerie contre leslaïcs en Savoie, sans que jamais les juges ecclésiastiques s’ensoient mêlés. Ce point ne fut jamais contesté. /'Pratique ecclé-siastique. Partie II.§. VI.