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Tome deuxième.
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1S60-1713

d’Àrvillars contre les Chartreux de Saint-Hugon(1712). La lutte s’accuse, avec non moins d’â-preté mais par de plus piquants détails, dansl’affaire des religieuses de Sainte-Claire d’E-vian, dont le curé de Thonon et les religieuxde l’Observance se disputent le confessionnal 1 .

Appauvris par la commende, démoraliséspar la clôture, dont l’abus fut plus dangereuxque la liberté des parloirs, les couvents ache-vaient de se perdre pas les vocations forcées.Le cas du fils de Pierre de Monthoux chez lesBarnabites de Thonon 2 , et celui de LouiseIJlliel chez les Clarisses de Moùtiers (1736), ensont d’éclatants exemples. Les faits de ce genre,ajoutés aux considérations politiques et socialesdont parlait Colbert quand il disait au roi (1665; :Les couvents sont stériles de biens, de corps etd’esprit! et commentés par les révélations deFénelon et de Bossuet dans le Panégyrique desaint Bernard et le fameux Discours sur lesavantages et les devoirs de la vie religieuse,motivent suffisamment la répugnance du .Sénat

portion congrue, reçut pour sa part annuelle douze veissels defroment, douze charges de vin et trente florins, fTitres des bé-néfices. Reg. LU. de 1650. Folio 116.)

1 SENAT. Afif. ecclés. Registres de 1627 et 1636. — En 1636 1il faut un arrêt pour régler le droit de préséance du curé deLémenc sur les Ântonins. En 1663, les Bénédictins de Talloireset de Runtilly s'emportent en des discours publics et particu-liers contre l'autorité et la personne de l'évêque de Genève, htel point qu’un billet ducal prescrit au Sénat de porter promptremède aux insolences et à la mauvaise conduite de ces religieuxet de faire cesser les traitements qu’ils font souffrir au curéde Talloires. En 1665, il y a conflit pour la succession auxdroits du curé primitif de Saint-Léger entre les Franciscainset le doyen de la Sainte-Chapelle ; en 1673, les Bénédictins deRumilly recourent au Sénat contre le curé Cusiu ; etc.

5 SENAT. Registre XXXV, folio 241.