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Tome troisième.
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1749-1754

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des Etats 1 . Le traité de 1754 céda aux Genevoisla ville et sa banlieue, avec deux enclaves enSavoie, les territoires de Gy, Jussy, Lully,Sionest en Chablais, et ceux d’Epeisse et Car-tigny sur le Rhône.

En 1755, l’arrestation de Mandrin 2 sur terrede Savoie donne lieu à des réclamations fortvives, qui hâtèrent les négociations du traité deTurin du 24 mars 1760 3 . Cette importante con-vention, négociée par le marquis de Chauvelinet le piémontais Osorio, modifie les traités de

' Le registre XXVII des affaires de Genève (Arch. du Sénat)renferme l’historique du Vidomnat, le récit des conférences dePayerne en 1531 et de colles de Chambéry en juillet 1579.

- Depuis 1749 , quantité de soldats licenciés , d'Espagnolsdéserteurs, de paysans ruinés par la guerre, couraient la Sa-voie, le Dauphiné, la Bresse; il y avait des troupes de malfai-teurs sur le Mont-Cenis, dans les Bauges, dans le Chablais ;des rôdeurs pillaient les barques du Rhône ; les gorges dumassif de la Grande-Chartreuse servaient d’asile aux bandits :le bailliage de Novalaise était plein de contrebandiers. LouisMandrin, qui de soldat aux gardes s’était fait lie chef de ces dé-classés du XVIII e siècle, attaquait les bureaux des gabelles,vidait les caisses publiques, et, quand il se trouvait serré detrop près par les troupes royales, se réfugiait en Savoie. Dansla nuit du 11 mai 1755, cinq cents hommes du régiment de LaMerlière, en garnison au Pont-de-Beauvoisin, vont le saisir auchâteau de Rochefort, près de Sainte-Marie d’Alvey. Mandrinfut roué vif à Valence le 26 août. Le 17 mai, le roi Charles-Emmanuel écrivait au Sénat pour se plaindre que ses officiersde justice ne l’eussent pas arrêté plus tôt ; il donne l’ordred’instruire contre ses adhérents et complices aux Échelles et àSaint-Genix. Le comte de Noailles fut envoyé à Turin, en am-bassade extraordinaire, pour s’excuser sur l’intérêt public de laviolation du territoire de la Savoie. Le gouvernement françaispaya 35,000 livres de dommages à divers particuliers d’Avres-sieux et de Rochefort. (Enquêtes et sentence arbitrale du séna-teur Dichat.) Voir, pour cet épisode, les Arch. d’Annecy.

s Un siècle plus tard, jour pour jour, le 24 mars 1860, le roiVictor-Emmanuel II signait, à Turin, l'acte de cession à laFrance de la Savoie et du comté de Nice.