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Tome troisième.
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1754-1760

1601 et de 1672 1 * , si favorable à la France, etrègle les limites des deux Etats depuis le con-fluent de l’Arve et du Rhône jusqu’à l’embou-chure du Yar.

« Les enclaves de part et d’autre sont supprimées 1 ;le Rhône redevient comme autrefois la limite naturelle,par le milieu de son plus grand cours, du confluent del’Arve à celui du Guiers ; de ce point la ligne frontièreremonte le Guiers par le milieu de son lit 3 4 jusqu’à lasource du Guiers-Vif, passe par le sommet duMont-Gra-nier, la croix du col du Fraîne et le ruisseau qui en des-cend à l’Isère, poursuivre le torrent de Breda 1 jusqu’àl’extrémité du val de Saint-Hugon. A travers les Alpes, laligne de partage des eaux devient la ligne frontière . 5 »

Les Archives de l’intendance générale four-nissent de curieux détails sur la situation éco-nomique de la province à cette époque. Laguerre avait nécessité des emprunts à Genève 6 ,et la Savoie y contribuait pour 147,000 livresd’intérêts annuels. Les salines de Moûtiers,remises en activité depuis le départ des Espa-

1 Recueil de Bally, page 509. — Recueil de Jolly, page 861.

5 La vallée de Chézery fait retour à la France ; les territoiresd’Aire, Pont-d'Arlod, Chanaz, La Balme-de-Pierre-Châtel, surla rive gauche du fleuve, sont restitués à la Savoie.

3 Le Bis Arar de Strabon. Les deux Etats assujettiront, àfrais communs, ce torrent à couler sous le pont de Saint-Genixd’Aoste. Le roi Charles renonce à toute prétention sur l'Entre-deux-Guiers et la Grande-Chartreuse.

4 La paroisse de La Chapelle-Blanche et une partie de cellede Villard-Benolt sont annexées à la Savoie.

5 Traités publics, tome III, page 166.

6 Le banquier Joseph Boyer y avait négocié des billets decrédit pour 3,300,000 livres. Le général des finances recomman-dait une scrupuleuse exactitude dans Fenvoi des arrérages : lamoindre inattention sur ce point essentiel pouvant faire un tortirréparable au crédit du roi.