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Tome troisième.
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1793-1794

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sur le sol de la vieille France; le dimanche, 10,le massacre des patriotes à Machecoul est lesignal de la seconde insurrection de la Vendée;le 13, Lyon mettait au pilori de Bellecour deuxprêtres apostats, Laussel et Ghalier, qui me-naient la commune.

Le 10 mars, par toute la F rance, fut proclaméle décret du 24 février : la patrie en danger !Partout,l’officier municipal , au son du tambour,publia la loi de la réquisition et somma les po-pulations de i tout quitter pour marcher à lafrontière. La Convention imposait aux munici-paux la charge d’improviser l’armée, hommes,vêtements, armes, chevaux ; la commune étaittaxée à tant d’hommes, tant d’objets en nature ;libre ensuite à l’autorité locale de requérir quibon lui semblait pourvu que le contingent fûtformé ; cet arbitraire qui, en Savoie, n’était querenouvelé des anciens édits sur la levée desmilices, multipliait les disputes. Point de réqui-sition ! disaient les paysans. Que deviendrontnos villages si les Piémontais descendent desAlpes? Vous dites que l’ennemi approche, qu’ilmenace nos foyers, eh bien, nous sommes là,sur la frontière, nous la saurons défendre ; maispoint de milices pour aller au Nord !

Ce raisonnement péremptoire fut provisoire-ment admis par Simond. Mais la révolte deLyon forçait Dubois-Crancé à réunir toutes sesressources pour ramener à l’obéissance cetteville rebelle et il réclama les recrues de laSavoie. Le mouvement fédéral de Grenobles’accentuait; il était urgent d’écraser les insur-gés de l’intérieur avant que l’armée austro-sarde, déjà en retard, ne pût combiner sesattaques avec celles de la Moselle et du Rhin.